Novembre, le mois du DOC c'est le 8, 16, 24 et le 29

Toutes les séances du mois du doc sont à 20 h et sont accompagnées soit par les réalisateurs, soit par un intervenant spécialisé. Cette année notre choix s'est porté sur le REGARD : 

regard sur l'autre, regard sur le présent, regard intérieur, regard sur le passé.

 


mercredi 16 nov à 20 heures

Imaginez un film sur la Syrie 20 ans après la fin de cette guerre : comment revivre quand on est jeune,qu'on a ces souvenirs mais  qu'on veut vidre, qu'on a envie de rire, de danser et de danser. C'est ce que montre ce beau documentaire pour Sarajevo.

 

Sarajevo à l’heure Bosnienne d'Emmanuelle Sabouraud - 2012 - 56’ - Documentaire

 

La réalisatrice fait découvrir aux spectateurs la Bosnie actuelle sur deux plans.

 

D’une part, à travers la quête quasi initiatique de deux jeunes Français partis prendre des photos (le moyen le plus facile pour établir rapidement des contacts avec une population autochtone et essayer de saisir cette page de l'histoire au cœur de l'Europe. )

 

D’autre part, par l’entremise de cinq jeunes Bosniens,  des trentenaires, originaires de la capitale de Bosnie-Herzégovine. Ils parlent de leur ville et de leur vie, vingt ans après le conflit de l'ex Yougoslavie. Enfants ou adolescents pendant le siège de Sarajevo qui a duré 4 ans, certains ont connus l'exil.

 

 

Sarajevo à l'heure bosnienne (56 mn)

 

en présence de la réalisatrice

Mercredi 16 novembre, 20h, REGARD SUR LE PRÉSENT

 

Sarajevo à l’heure Bosnienne

 

En présence d’ Emmanuelle Sabouraud, réalisatrice  et de Florence Sagory, chef opératrice.

 

Filmé et réalisé entre 2010 et 2012 « Sarajevo à l'heure bosnienne » est un documentaire qui présente des trentenaires, originaires de la capitale de Bosnie-Herzégovine.

 

Ils parlent de leur ville et de leur vie, vingt ans après le conflit de l'ex Yougoslavie.

 

Enfants ou adolescents pendant le siège de Sarajevo qui a duré 4 ans, certains ont connu l'exil.

 

Ils nous sont présentés par le biais d'un travail de deux jeunes photographes qui ont séjourné à Sarajevo pour essayer de saisir cette page de l'histoire au cœur de l'Europe.

 

 

 

Marie et François se sont arrêtés à Sarajevo pour y vivre quelques mois à «l’heure bosnienne».
Des photos de la ville, des portraits et des rencontres nourrissent leur projet photographique. Nous les filmons dans leur approche de la ville et par leur intermédiaire, nous rencontrons des Bosniens.
Face à l’appareil photo ou face à la caméra, chacun d’entre eux, raconte Sarajevo aujourd’hui, quinze ans après les accords de Dayton. Enfants au moment du conflit, ils sont aujourd’hui des adultes trentenaires confrontés à la situation ethnique, économique et politique du pays.
Les photos se mêlent aux images filmées. Les paroles et les regards se croisent. Un tissu d’échanges se construit entre les photographes, les personnes photographiées et l’équipe de tournage.


jeudi 24 nov à 20 h


jeudi 24 novembre, 20h, REGARD INTÉRIEUR

 

La dame de Saint Lunaire,
Documentaire d’Agathe OLERON, 2016, 51 min
En présence de la réalisatrice Agathe OLERON
 

C’est l’histoire d’une femme qui a vécu à Saint-Lunaire entre 1950 et 1991, et qui pendant 40 ans a construit sa maison de bric et de broc à la manière du facteur Cheval. Il y a ce que les gens racontent de cette construction et de cette femme. Certains parlent de « la folle de St Lunaire ». D’autres l’appellent la Dame de Saint-Lunaire, Madame Devidal, Jeanne, Tante Jeanne, Taja, la Pauv’ P’tite Mère, Madame Cageot... Bref, le Mystère de Jeanne reste entier..


mardi 29 novembre à 20 h


2015 a marqué le cinquantenaire d’une des plus importantes violences de masse du XXe siècle, perpétrée en Indonésie à partir de septembre 1965. 
Le pays a subi, en moins d’un an, un bain de sang responsable de 500 000 à 1 million de morts, 
et a installé, pour trois décennies, une dictature dirigée par le général Suharto.


 

Paysans, syndicalistes ou intellectuels accusés de « communisme »
 furent les victimes d’une violence aveugle exercée par des massacreurs sans état d’âme. Cinquante ans après, les responsables de ces crimes restent impunis et aucun travail de mémoire n’a sérieusement commencé.

 

mardi 29 novembre, 20h, REGARD SUR LE PASSÉ 

The look of silence,

 

Documentaire de Joshua Oppenheimer, 2014, 1h 43min

 

en présence de Amnesty-Pontivy-Loudéac

 

Grand Prix du Jury, Mostra de venise, 2014

 

Adi Rukun est ophtalmo itinérant. Au gré de ses visites, il enquête sur les circonstances de la mort de son frère aîné, accusé de « communisme » et assassiné pendant les grands massacres de 1965 et 1966 en Indonésie. 
La caméra de Joshua Oppenheimer accompagne Adi dans sa confrontation avec les assassins. Patiemment, obstinément, malgré les menaces, ils s'emploient ensemble à vaincre le tabou du silence et de la peur.

 

Compléments suite à la soirée

les conditions de travail dans les plantations qui ont amené Joshua Oppenheimer  pour la première fois en Indonésie.

 

 C'est donc bien toujours MAINTENANT, et pas seulement une période historique :

 

 

 

 https://www.amnesty.ch/fr/themes/economie-et-droits-humains/docs/2016/grandes-marques-tirent-profit-du-travail-des-enfants-et-du-travail-forcé

 

Comme le dit J. Oppenheimer dans son interview à Télérama : "A chaque fois que je mange du Nutella, fabriqué avec de l'huile de palme, je consomme un produit issu de la souffrance et de la peur."

 

 Voici les autres liens dont nous avions parlé durant la soirée  :

 

 http://www.telerama.fr/cinema/joshua-oppenheimer-les-criminels-malgre-tout-sont-aussi-des-etres-humains,132159.php

 

http://www.alterasia.org/201512102925/compte-rendu-tribunal-populaire-international-evenements-de-1965/

 

https://chrhc.revues.org/4635

 

Bonne lecture à tout(e)s celles et ceux qui voudront approfondir le sujet.

 


déja passé :

mardi 8 nov à 20 heures

 

Mardi 8 novembre,  20h, REGARD SUR L’AUTRE

 

Fuocoammare, par delà Lampedusa

 

Documentaire de Gian Franco Rosi, 1h 45min

 

Ours d’or, Berlin 2016

 

En présence de Maryvonne Le Naour, de La Cimade

 

Samuele a 12 ans et vit sur une île au milieu de la mer. Il va à l'école, adore tirer et chasser avec sa fronde. Il aime les jeux terrestres, même si tout autour de lui parle de la mer et des hommes, des femmes, des enfants qui tentent de la traverser pour rejoindre son île. Car il n'est pas sur une île comme les autres. Cette île s'appelle Lampedusa et c'est une frontière hautement symbolique de l'Europe, traversée ces 20 dernières années par des milliers de migrants en quête de liberté.

 

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